Le mythe de la bonne décision

Le mythe de la bonne décision

Comment faites-vous pour décider ?

Quelques idées à méditer pour sortir du mythe de la bonne décision

 

Qui ne s’est jamais retrouvé face à une décision difficile à prendre ? Dans laquelle un mélange d’informations, d’enjeux, d’émotions, de craintes, de préférences, de pressions, d’intuition, viennent s’emmêler ?

Créant dans l’esprit du décideur une confusion malaisante ?…

On parle « d’art de la décision » tant cette capacité à prendre des décisions est estimée, et bien souvent l’adage des directeurs ou de hauts managers.

Toute prise de décision est une prise de risque, car il est impossible, au moment où différentes options s’offrent à nous, de savoir laquelle nous sera la plus profitable. Et nous avons toujours quelque chose à perdre. Car choisir, c’est renoncer, affirmait André Gide.

Se croisent alors ce à quoi l’on accepte de renoncer, au regard de l’incertain bénéfice espéré;  deux mouvements contradictoires et pourtant totalement indissociables, au coeur de  toute décision.

 

Racontez moi l’histoire de quelques décisions importantes que vous avez prises…

Car votre personnalité entre en jeu, bien sûr !

Certains auront besoin de temps et d’analyse, de récolter un maximum d’informations avant de pouvoir se positionner, d’autres fonctionnant plus à l’instinct se mettront à l’écoute de leurs intuitions.

 

Avez-vous décidé de décider ?

En coaching pourtant il est une question amusante à se poser avant de démarrer toute réflexion : « avez-vous décidé de décider ? » … Voyez-vous ce qu’elle induit ?

Et la première décision à prendre, c’est celle de décider, décider de faire un choix.

Pour passer de la motivation à l’action, il faut une décision– Kurt Lewin

Car il est aussi tout à fait envisageable de décider de ne pas décider, et de préférer poursuivre la contemplation de ces différents possibles, sans ne jamais s’y engager.

Décider de décider, cela revient à décider de sortir du « tout est possible » pour rendre concret UN possible.

Ensuite viendra l’analyse des différentes options possibles, l’identification de ses critères et leur hiérarchisation, puis le choix. Aussi faut-il être prêt !

 

Prêt ? Quelle méthode vous conviendra le mieux ?

Il existe différentes méthodes d’aide à la décision :

  • le choix satisfaisant, qui consiste à faire émerger une seule solution
  • le choix de la corbeille, plutôt créatif bien que hasardeux
  • la méthode rationnelle, un peu longue et méthodique mais qui permet au décideur d’anticiper une décision à venir en envisageant les différentes hypothèses et solutions possibles, à tête froide, afin de « préparer le terrain »
Et pourtant, il est encore et toujours des situations dans lesquelles le décideur ne parvient pas à décider, à trancher.

Qu’est-ce qui coince alors ?

Quelles sont les limites que vous rencontrez ici ? Comment les dépasser ?

Que faites-vous habituellement ? Que pouvez-vous faire d’autre ?

Pourquoi cette décision ? Pour quoi ?

Qu’est-ce qui est important pour vous ?

 

 

En coaching, l’objectif sera – par le biais d’une décision à prendre – de vous mettre au coeur de la question posée. Afin que la réponse soit parfaitement votre, assumée et incarnée.

 

Un petit truc en passant : si vous hésitez entre une situation A et une situation B, ce n’est pas un choix, c’est un dilemme.

Pour pouvoir choisir, il faut identifier au moins une autre solution possible, voire plusieurs c’est encore mieux.

Là seulement peut s’opérer le choix.

 

Comment ( 1 )

  • Caroline

    Bonjour,
    Vraiment très intéressant votre article ! Merci pour ces piqûres de rappel et pour vos questions afin de dépasser les objections parfois inconscientes.
    Bonne journée.

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